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Intervista a Pierre Orsoni da "Liberation" L'Italie se
fait fort de moins fumer Par Eric
JOZSEF Les plus irre'ductibles ont publie' un manuel de survie destine' au «peuple des fumeurs». Comme pour un re'seau clandestin, ils y recensent les bars, les oenothe'ques, les restaurants de Rome et de Milan qui leur offrent refuge grâce a' des zones ame'nage'es et herme'tiques. Depuis le 1er janvier 2005, l'Italie est en effet devenue tre's largement hostile aux accros de la nicotine, avec un respect de la loi surprenant pour un pays qui de'tient un bon nombre de records, en matie're d'e'vasion fiscale et de violation du code de la route. Au point que Silvio Berlusconi, alors chef du gouvernement, avait un jour fait l'e'loge de la de'sobe'issance a' l'Etat. C'est pourtant l'un de ses ministres, Girolamo Sirchia, qui a re'ussi a' faire passer l'un des mesures les plus observe'es a' la lettre par ses concitoyens. De'noncer. Vote'e en 2003, il a fallu attendre deux ans pour que la loi entre en vigueur, le temps d'adopter toutes les normes inhe'rentes. Mais, du jour au lendemain, des pentes de l'Etna a' la Lombardie, les amateurs de cigares toscans comme les passionne's de blondes se sont soumis a' la re'gle d'airain. «Qui non si fuma» (ici on ne fume pas) indiquent souvent avec courtoisie les bistrotiers, les restaurateurs et les patrons de discothe'ques. «Tout le monde s'est adapte' de manie're extrêmement rapide», se fe'licite Roberta Pacifici, responsable de l'observatoire sur le tabac aupre's de l'Institut supe'rieur de la sante'. Il faut dire que les instruments de dissuasion pe'sent lourds: des amendes de 25 a' 250 euros pour les contrevenants et, a' l'origine, l'obligation casse'e depuis par une de'cision de justice pour les ge'rants de de'noncer toute violation de la loi sous peine d'une contravention pouvant atteindre 2 000 euros et jusqu'au retrait de leur licence. «Dans les entreprises, la loi pre'voit tout de même la de'signation d'un responsable charge' de faire appliquer le texte», souligne Pierre Orsoni, pre'sident de Telefono Blu, l'association de consommateurs qui, de's 2005, a cre'e' un nume'ro vert pour de'noncer les infractions. «Au de'but, indique-t-il, on recevait environ une quarantaine de signalements par mois, aujourd'hui, pas plus de cinq.» «Le nombre de contraventions est extrêmement minime, constate Roberta Pacifici Les bars et les restaurants comme les bâtiments publics respectent a' 100 % la loi. Il n'y a que dans les petites entreprises prive'es et familiales, ou' les contrôles sont plus difficiles, que l'on rencontre encore des re'sistances.» Plaisir. «Ce n'est pas la crainte de l'amende qui a pousse' les Italiens a' respecter la loi. Au contraire, le plaisir de ne pas payer aurait pu les inciter a' continuer, s'amuse le sociologue Franco Ferrarotti, mais ils sont obse'de's par la sante'. Alors ils ont accepte' une loi que même les fumeurs conside'rent positive.» Une re'cente enquête indique d'ailleurs que plus de 85 % des fumeurs (environ 10 points de plus qu'en 2005) approuvent la loi Sirchia, d'autant que, selon Pierre Orsoni, 10 a' 15 % des e'tablissements (30 % au Nord) auraient de'sormais installe' des salles herme'tiques. Les cafetiers et restaurateurs n'ont pas constate' de baisse sensible de leur cliente'le, et en un an le nombre de fumeurs italiens a diminue' de pre's de 2 %.
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| I SITI DEL GRUPPO TELEFONO BLU: SOS Consumatori - SOS Viaggiatore - Città Sicure - Telefono H - SOS Vacanze | |
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